Histoire des sous-bocks


La naissance du sous-bock en Allemagne

Jusque dans les années 1860, on avait recours aux assiettes en faience ou en porcelaine pour protéger les tables de la condensation provoquée par la bière. Fragiles et coûteuses, elles ne résisteront pas aux perfectionnements de l'industrie papetière...

Il faut attendre le début des années 1860 pour que l'on se décidé enfin à abandonner les assiettes en faïence ou en porcelaine que l'on utilisait pour protéger les tables de la condensation provoquée par la bière. Fragiles et coûteuses, elles ne résisteront pas aux perfectionnements de l'industrie papetière...

Le sous-bock tel que nous le connaissons a probablement été inventé en Allemagne, terre brassicole par excellence, vers 1880 quand l'entreprise d'imprimerie et de cartonnage Friederich Horn de Buckau, près de Magdebourg en Allemagne, a découpé des dessous de verre en carton sur lesquels elle imprima divers motifs.

En 1883, Robert Sputh de Dresde (Saxe, Allemagne) inventa le précurseur du sous-bock actuel réalisé en feutre de bois. La pâte à papier grossière fut versée dans des moules ronds et séchée à l'air. Ces disques en feutre de bois avaient un diamètre de 107 millimètres et une épaisseur de 5 millimètres.

portrait de Robert Sputh, un allemand inventeur du sous-bock
Robert Sputh (1843-1913)



L'arrivée du sous-bock en France

Le sous-bock apparaît en France le 24 juin 1892, date à laquelle un brevet pour une « soucoupe éponge » a été déposé à Paris. Kronenbourg, une célèbre brasserie française, a d'ailleurs édité une série de sous-bocks commémoratifs en 1992 pour célébrer le 100e anniversaire de cet évènement.


Et les sous-bock devinrent industriels...

Il faut attendre 1903, pour que Casimir Otto Katz, originaire de la Forêt-Noire (Bade-Wurtemberg, Allemagne), commence à fabriquer industriellement les sous-bocks que nous connaissons aujourd'hui a partir des déchets de bois produits par sa scierie. Il s'agissait surtout de bois d'épicéa dont les longues fibres sont très absorbantes.

La scierie Katz

En 1930, Katz met au point la première machine pour imprimer automatique les sous-bocks. Elle a une capacité de 30000 pièces par jour.

En 1936, la construction de la machine à papier à longue table de toile et sécheurs suspendus a été le point de départ d’une production de sous-bocks qui se révéla aussi moderne que massive. Diverses méthodes de fabrication virent le jour, comme par exemple le moulage-pressage très répandu dans les années 50 et aujourd'hui disparu. Les sous-bocks réalisés ainsi sont plus épais que ceux que nous connaissons aujourd'hui et présentent un relief différent sur les 2 faces.

Aujourd'hui la plupart des sous-bocks sont réalisés en carton naturel ou blanchi d'environ 1,5 mm d'épaisseur, imprimés en sérigraphie ou en offset, puis découpés.


Sources

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